Troubles psychiques
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Nous sommes tous concernés !

LA VISION DE JEAN-PIERRE FALRET

 

« La personne souffrant de troubles de santé mentale est  d’abord une personne, sujet de droit et de devoir, capable d’intelligence et de progrès, qui a toute sa place dans le monde ». Cette phrase résume à elle seule le combat d’une vie. Celle du Docteur Jean-Pierre Falret, grand humaniste qui consacra toute sa vie à défendre inlassablement la cause des personnes souffrant de troubles psychiques : leurs droits, leur dignité, leur possibilité de guérison. 

Elève de Pinel et Esquirol, Jean-Pierre Falret a été l’un des plus éminents psychiatres et chercheurs du milieu du 19e siècle. Il fit des découvertes scientifiques décisives et révolutionnaires, mettant en place les premiers tableaux cliniques et identifiant les « troubles bipolaires », autrefois appelés « folie circulaire ». Avec lui, on passe de l’aliénation mentale aux maladies mentales. Il décrit la maladie mentale comme « la forme la plus inhumaine de la maladie, celle qui défigure l’esprit »

 

Sa vision en fit rapidement un précurseur. Une vision qui étonne encore aujourd’hui par sa modernité. On reconnaît progressivement « tout l’humain dans les malades ». Véritable pionnier, il est alors le premier à comprendre qu’il ne peut y avoir de guérison définitive sans suivi à la sortie de l’hôpital et qu’il est vital de créer des lieux d’accueil permettant de guider pas à pas ces malades convalescents vers une réinsertion sociale et professionnelle durable.

 

Médecin mais aussi père de famille, Jean-Pierre Falret avait une habitude : il partageait le quotidien de ses patients en les invitant à la table familiale, avec la conviction que les « aliénés pouvaient guérir de leur maladie et que leur donner une place dans la société et un travail était gage de leur salut. » 

Conscient de la fragilité de ses patients et des risques de rechute, il crée, en 1841, une société de patronage destinée à accompagner les personnes sorties des services de la Salpêtrière et du Kremlin Bicêtre. Cette société de patronage deviendra par la suite l’OEUVRE FALRET

 

En 1870, il se retira dans sa maison à Marcillac, dans le Lot, laissant son second fils, Jules, psychiatre également, lui succéder. Une succession assurée par les différentes générations Falret depuis maintenant 173 ans, à travers la poursuite des actions de l’OEUVRE FALRET, association spécialisée dans l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiques et la recherche de solutions pour faire en sorte d’accompagner leur projet de vie. 

La création en 2013 de la Fondation FALRET par son arrière arrière arrière petit fils vise à faire perdurer la vision du père fondateur à travers la volonté d’apporter de nouvelles solutions pour les personnes souffrant de troubles de santé mentale en France. 

 

La vision avant-gardiste de Jean-Pierre Falret est plus que jamais d’actualité.